Laboratoire d’imagination insurrectionnelle et de poésie en action

La liberté réside dans les marges.

Nous avons commencé à nous intéresser aux pratiques qui existent dans les marges de la culture, là où il y a peu de lumière, celles qui se déploient dans la liberté non contrôlée de ce qui a le droit d’arriver dans l’ombre, où peu de personnes prennent la peine de regarder. Pourquoi les artistes se précipiteraient-ils dans le centre, blanc et brûlant ?

Les batailles actuelles entre le plagiat et le copyright sont au 21e siècle ce que les procès pour obscénité étaient au 20e.

Le problème n’est pas le piratage. Le problème c’est l’obscurité.

Être assez connu pour être piraté est le couronnement d’une carrière. Beaucoup d’artistes veulent premièrement et avant tout être aimés et deuxièmement entrer dans l’histoire ; l’argent est un lointain troisièmement.

Depuis Annah Arendt, on sait distinguer le travail de l’oeuvre, le travailleur de l’auteur.

Le travail, c’est ce qui se consomme et disparait.
Le travail, c’est l’acceptation volontaire de l’appropriation du sujet de l’oeuvre par quelqu’un d’autre, c’est l’aliénation, la servitude volontaire.

L’oeuvre, c’est ce qui reste. Elle est inaliénable. Comme reste. Comme résidu.

C’est pour cela que l’enjeu de la bataille est l’auteur.

Mais non point seulement comme auteur de l’oeuvre, puisqu’elle ne reste que comme relation à l’objet fêtichisé, a-politique, résiduel.

Mais comme auteur des conditions (ce que Morin appelle la Métamorphose) qui rendent possibles les conditions de la politique, c’est-à-dire de la relation entre hommes libres, c’est-à-dire qui rendent possible la parole et l’action, c’est-à-dire, beaucoup plus que la liberté d’expression, la liberté de penser et d’agir.

L’oeuvre d’art à venir est la construction d’une vie passionnante.

Même si le monde de l’oeuvre est la condition nécessaire à l’instauration d’une communauté humaine, l’œuvre est a-politique. Elle ne suffit pas pour constituer ce monde dans lequel les hommes ont des relations entre eux.

Dans le monde de l’œuvre, l’homme est d’abord en relation à l’objet.

Pour construire un monde politique, les hommes s’inscrivent dans un autre registre d’activité : celui de la parole et de l’action.

Je conspire donc pour créer les conditions qui rendent possible ce monde proprement humain de la parole et de l’action.

Paskya

(Poète d’Etat Licencié pour Insubordination)

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